jeudi 3 décembre 2009

écoutez: Joëlle Léandre



"A Voix basse" (entretiens avec Joëlle Léandre par Franck Médioni), éditions MF.

Rencontre avec la participation de Joëlle Léandre, Quentin Sirjacq (pianiste) et Bernard Aimé (ancien directeur artistique du Petit Faucheux) animée par Franck Médioni (France Musique).
Rencontre enregistrée le 19 septembre 2009 au Petit Faucheux à Tours.
Revue Radiophonique A BOUT DE SOUFFLE le 01/11/2009
Durée : 85 min

lundi 30 novembre 2009

Colloque Emmanuel Hocquard



Lieu(x) :
29 avril à l'ENS LSH
30 avril à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon
(Les Subsistances - 8bis quai St Vincent 69001 Lyon)

Comité scientifique :
-Gilles Tiberghien, maître de conférences en Esthétique, Paris I, Paris
-Jean-Marie Gleize, Professeur des Universités, Centre d'études poétiques, ENS LSH, Lyon.
-Patrick Beurard-Valdoye, enseignant à l' Ecole Nationale des Beaux-Art Lyon
-Noura Wedell, ATER, Centre d'études poétiques, ENS LSH, Lyon

Comité d'organisation :
-Noura Wedell, ATER, Centre d'études poétiques, ENS LSH, Lyon
-Johann Defer, AMN, Centre d'études poétiques, ENS LSH, Lyon
-Marie Limongi, Centre d'études poétiques, ENS LSH, Lyon

http://cep.ens-lsh.fr/

dimanche 29 novembre 2009

écoutez: Antoine Volodine à propos de Macau



Antoine Volodine
à propos de son livre Macau http://artsetmondesocial.blogspot.com/2009/10/antoine-volodine-mauco.html
dans l'émission de Pascale Casanova l'Atelier Littéraire
émission du dimanche 29 novembre 2009
écoutez: http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/jeudis/index.php

samedi 28 novembre 2009

video: Rosebud / Olivier Cadiot Une Madeleine, pour quoi faire ?



Un entretien jouissif

Rosebud - Olivier Cadiot, Une Madeleine, pour quoi faire ?
Le 22 novembre 2009 http://www.centrepompidou.fr/videos/2009/20091127-cadiot/index.html

vendredi 27 novembre 2009

écoutez: Gwenaëlle Stubbe

Écoutez six textes de Gwenaëlle Stubbe (Née à Bruxelles en 1972) sur Arte Radio
http://www.arteradio.com/son.html?264016





Formation
- Maîtrise en lettres, Université de Louvain-la-Neuve en 1997
- Agrégation, université de Louvain-la-Neuve en 1997
- D.E.A sur les processus de création, Université Paris-X-Nanterre, 2005

Publications
Poésie et théâtre
- Un serpent de fumée, Editions la Pierre d’Alun, 1999.
- L’Incroyable histoire du grand Gelbe, pièce de théâtre co-écrite avec Laurence Vielle, Editions l’Ambedui, 2000. (Création, Théâtre-Poème à Bruxelles, tournée 2 ans).
- Le Héros et sa créature, Editions Le Cormier, 2002 - Salut, salut, Marxus, Editions Al Dante, Paris, 2006.
Ma tante Sidonie - de Bob et Bobette et du Rwanda, publie.net - 2008

Livres traduits
- Oorlogepisode, 234, traducteur: Piet Joostens, Gand, 2008 (Episode guerrier: en flamand).
- Min tante Sidonie, traducteur: Thomas Lundbo, ATTAT 14, 2008. (Ma tante Sidonie: en suédois)

mercredi 25 novembre 2009

Séverine Sofio, Soutenance - jeudi 3 décembre, EHESS

Séverine Sofio

"L'art ne s'apprend pas aux dépens des moeurs !".
Construction d'un champ de l'art, genre et professionnalisation des artistes
(1789-1848)




Elle aura lieu :

Jeudi 3 décembre 2009
à 9 heures
à l'EHESS
54 boulevard Raspail
salle 524 (5e étage)


Les membres du jury sont :


M. Philippe CIBOIS, sociologue, professeur émérite à l’Université de Versailles Saint-Quentin
M. André GRELON, sociologue, directeur d’études à l’EHESS
Mme Patricia MAINARDI, historienne de l'art, professeure à la City University of New York
Mme Frédérique MATONTI, professeure de science politique à l’Université Paris I (directrice de la thèse)
M. Alain QUEMIN, sociologue, professeur à l’Université Paris-Est et membre de l’IUF
M. Daniel ROCHE, historien, professeur honoraire au Collège de France
Mme Gisèle SAPIRO, sociologue, directrice de recherches au CNRS




Résumé

Placé dans l’ombre de ce que l ’on considère traditionnellement comme deux « âges d’or » pour la production intellectuelle et artistique en France – les Lumières d’un côté, la Modernité de l’autre – le monde de l’art de la fin du XVIII e au milieu du XIXe siècle a finalement fait l’objet de peu d’études globales. L’objectif de cette thèse est d’éclairer l’évolution des conditions sociales de la production artistique au cours de cette période, à partir d’un point de vue particulier : celui de la place qu’y occupent les artistes femmes. En d’autres termes, nous montrons les liens et les influences réciproques qui ont pu exister, à cette époque, entre les mutations du monde de l’art – en l’occurrence, sa transformation progressive en champ autonome et la professionnalisation de l’activité art istique qui s’actualise alors à travers la centralité du Salon
(1 Il s’agit de l’exposition officielle, initialement réservée aux seuls membres de l’Académie, puis ouverte à tou∙teartistes en 1791, qui est organisée au Louvre à peu
près tous les deux ans, puis tous les ans à partir de 1834.)dans les structures institutionnelles et dans les carrières des artistes – et les modalités de sa féminisation, qui s’avère alors tout à fait exceptionnelle. Au début des années 1830 par exemple, la majorité des grands ateliers de formation ont une section féminine. A la même époque, en effet, au Salon, près d’un exposant sur cinq – jusqu’à un sur quatre dans le seul domaine de la peinture – et près d’un médaillé sur quatre sont des femmes, tan dis que, parmi les copistes employés par l’État, on compte au moins un tiers de plasticiennes.
Pour comprendre cet état de fait, il nous faut remonter aux dernières décennies de l’Ancien Régime. Nous montrons ainsi, dans la première partie de la thèse, que l’application dans le monde de l’art des réformes du système des corporations, portées par Turgot en 1776, aboutit finalement à la contradiction d’une libéralisation de la pratique artistique dans un marché resté sous contrôle de l’État. Cette contradicti on a eu deux conséquences, qui se manifestent essentiellement pendant
la Révolution : d’une part, l’insatisfaction d’une fraction de la population des artistes face à l’hégémonie absolue de l’Académie royale, et d’autre part une première vague de féminisat ion du monde de l’art, avec l’arrivée massive de plasticiennes, souvent issues des classes dominantes déclassées par les événements révolutionnaires, qui se professionnalisent d’emblée dans les secteurs les plus consacrés de la production artistique, grâce à la légitimité que leur fournit une formation dans les ateliers les plus prestigieux de cette époque – ceux des peintres néoclassiques qui, tels Jacques-Louis David et Jean-Baptiste Regnault, incarnent, dès la fin des années 1780, une forme de résistance à la fois esthétique et politique aux contraintes académiques.

La deuxième partie traite de la réorganisation du monde de l’art, que la Révolution a laissé exsangue, et de sa structuration autour d’une rivalité croissante entre l’État (qui entreprend alors de soutenir, par tous les moyens, la création et les artistes) et l’Académie, que l’empiètement de l’administration des beaux-arts sur ce qu’elle considère être sa sphère de compétence (c’est-à-dire l’établissement des critères de sélection des artistes et la direction esthétique de l’École nationale), contraint à incarner l’idée d’une production artistique autonome. C’est au Salon que s’actualise le plus visiblement la lutte entre ces deux instances : dès l’Empire, l’exposition du Louvre est, en effet, soumise à deux logiques contradictoires qui maintiennent le monde de l’art dans un état d’anomie que renforce la fin de la domination de l’École de David, mais que contribue à masquer partiellement l’imposition de la « bataille romantique », importée dans le monde de l’art depuis le champ littéraire par les critiques qui tentent ainsi de donner du sens à l’espace de production artistique alors éclaté en une multitude d’écoles rivales. Parallèlement à ces transformations, le nombre de plasticiennes continue à augmenter au sein de l’espace de production artistique : cette deuxième vague de féminisation se poursuit non plus « par le haut » comme à la fin du XVIIIe siècle, mais « par défaut », au sein d’un monde de l’art anomique et en transition entre deux mode s d’organisation, au seuil duquel les critères de sélection semblent provisoirement aussi instables que flous. La professionnalisation des artistes femmes jusqu’à la fin de la monarchie de Juillet a lieu, en outre, dans le contexte d’un abaissement du niveau social moyen des artistes des deux sexes – un abaissement qui contribue alors à en élargir socialement et quantitativement le recrutement.
Dans la troisième et dernière partie, nous étudions plus précisément la morphologie de la population des artistes femmes au cours de la première moitié du XIXe siècle, à travers le traitement statistique approfondi d’un corpus constitué du millier d’exposantes qui ont participé aux 38 Salons ayant eu lieu entre 1791 et 1848. Grâce à l’utilisation complémentaire de l’analyse des correspondances multiples et de la régression logistique, nous avons pu établir une typologie des carrières des cinq générations de plasticiennes qui se succèdent au Salon. Ces résultats confirment l’exceptionnelle similitude des modes de profes sionnalisation des artistes hommes et femmes, et fournissent ainsi un éclairage alternatif des effets des mutations globales du monde de l’art sur leurs trajectoires.
Plus généralement, l’emploi de méthodes à la fois qualitatives et quantitatives, dans une analyse qui articule le niveau macro d’une étude du monde de l’art comme champ « en chantier » et comme espace professionnel spécifique, et le niveau micro des parcours des artistes – et, en particulier, des artistes femmes – permet de comprendre que c’e st précisément parce qu’il se trouve alors tiraillé entre, d’une part, une logique de « raison d’État » et de dépendance totale vis-à-vis de l’administration, et, d’autre part, une logique d’autonomisation de la production artistique qui s’incarne soit dans le surinvestissement du dogme académique, soit (mais, à l’époque qui nous intéresse, de manière tout à fait marginale) dans le recours au jugement des pairs ou au marché, que l’espace de production artistique a pu être le lieu d’une féminisation si durable et d’un relâchement, aussi exceptionnel que temporaire, des contraintes liées au genre.

samedi 14 novembre 2009

Video: Bruits de bouche - Sébastien Lespinasse, Pneuma Recital

Bruits de bouche - Sébastien Lespinasse, Pneuma Recital
Le nouveau festival - 28 octobre 2009

Poète performeur, Sébastien Lespinasse aime provoquer des situations et des rencontres dans des lieux inattendus (laveries, gares...).

http://www.dailymotion.com/video/xb1ska_bruits-de-bouche-sebastien-lespinas_creation

Cycle : Festival / Bruits de bouche
28 octobre 2009



Sébastien Lespinasse, Pneuma Recital

Poète performeur, Sébastien Lespinasse aime provoquer des situations et des rencontres dans des lieux inattendus (laveries, gares...).

Depuis plusieurs années, il explore les possibilités d'une mise en vibration de l'écriture par la projection du souffle: ses recherches l'ont ainsi conduit vers les pionniers de la poésie sonore (Kurt Schwitters, Tristan Tzara ou Isidore Isou) et à l'élaboration d'une forme de poème-partition au déroulement imprévu. Ce travail sonore élabore, non sans humour, un espace poétique où le sens des mots, le corps des lettres et du récitant se provoquent, luttent ensemble, s'échangent dans des étreintes passionnées.


« On gonfle les mots ils gonflent leur peau de mots autour de nos souffles ils me regonflent quand j'expire on ne se dégonfle pas je continue la pression mes doigts crissent le long de la peau plastique ils sont gonflés à bloc parfois les mots me gonflent parfois les mots nous crèvent parfois les mots éclatent. »

Le Pneuma-Récital est une expérimentation du poème dans ses états d'ébullition, lorsque les polyphonies du sens et les transes de la voix ouvrent les canaux du sensible. C'est une méthode d'air qui convoque joyeusement la matérialité d'un langage devenu action, contact, éclatement des frontières comme l'entendait Ghérasim Luca : « Libérez le souffle et chaque mot devient un signal ». Lors de ce Pneuma-Récital, Sébastien Lespinasse interprète notamment la première partie de la Ursonate de Kurt Schwitters, composition merz de poésie phonétique (1922-1932).
Sébastien Lespinasse (1976 à Marseille) travaille à Toulouse.

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à propos de Sébastien Lespinasse voir le livre de Bobillot Poésie Sonore http://artsetmondesocial.blogspot.com/2009/05/parution-jean-pierre-bobillot-poesie.html